Igue de Planagreze

 

Commune : Caniac du causse, Lot

Coordonnées : X : 546,35 Y : 259,70 Z : 345m

Localisation
Le départ, par Jutta Entian

 

Situation


Le dolmen, par Jean-Marc Belin

 

Sur la D42, entre Caniac du Causse et Fontane du Causse.
Le site de Planagrèze se trouve à quelques centaines de mètres de la route, le long d'un chemin bien entretenu. Il est indiqué par un petit panneau en bois.

 

 

Historique

1983 E.A. Martel atteint -80 m.
1946 Guy de Lavaur tente à nouveau mais ne trouve pas de continuation.
Le 15 octobre 1953, le Groupe Spéléologique du Quercy (G.S.Q) découvre un passage qui nécessite un travail de désob.
En 1956, le G.S.Q finit par passer et atteint la rivière à -115 m.
Le 2 septembre 1957, ils atteignent le lac terminal à la côte -200 m.

Les plongée de la rivière de -110 m.

Le 1er mai 1972, M. Thomas, J.P. Willehm, M. Verlhac et D. Millon, franchissent le S1 et progressent sur une courte distance derrière celui-ci.
Le 12 mai 1972, nouvelles plongées qui permet d'atteindre le S2 par M. Thomas, M. Verlhac et D. Millon
Le 31 décembre 1972, M. Thomas, M. Verlhac, D. Millon et JL. Camus franchissent le S2. Le S3 est plongé sur 200m par M. Thomas et JL. Camus.
Au printemps 1973, une grosse expé est annulée pour cause de mauvaise météo.
A l'automne 1978, Daniel Millon et Daniel Saïm plongent à trois reprises pour topographier la rivière jusqu'au S.3 amont.

En août 1983, J.L. Fantoli rajoute 30 m à une profondeur de -20 m.

Le 28 et 29 octobre 1984, P. Jolivet progresse de 60 m, arrêt à -29 m. Plongée en 2 * 12 litres

Du 11 au 14 juillet 1986, H. Foucart atteint -55 m (vue à -65), 70 m de fil déroulé. Arrêt sur étroiture en bi 15 litres.

G. Morieux explore un affluent rive droite à 250 m dans le S3 (-15 m) sur 150 mètres, arrêt à -12 m sur colmatage.

Les 26 et 27 avril 1994, H. Foucart descend dans le laminoir avec deux bouteilles de 12 litres d'air portées en latéral et atteint -70 m.

En avril 2007, l'équipe Plongeesout effectue 6 plongées en recycleur jusqu'au laminoir situé dans le S3 à -55m, sans parvenir à le franchir. Toute la topo sera levée et des photos et films seront réalisés.

Les plongées du lac terminal à -200 m

Les 3 et 4 février 1989, Denis Sablé atteint -52 m en 2 * 7 litres
Les 28-29-30 et 31 octobre 1989, D. Sablé atteint -60 m en bi 12 litres.

En avril 2007, l'équipe Plongeesout effectue 3 plongées en recycleur. Arrêt sur rien à -89m

Description

L'entrée du gouffre donne accès à :

  • -110m, la rivière suspendue
  • -185m, le lac

La rivière suspendue

C'est une magnifique rivière d'eau critalline qui se perd entre des blocs. On entendre son cheminement dans les profondeurs de la cavité.

Le 1er siphon fait 120m/-12. La roche est très propre et seuls quelques sédiment sur le sol viendront légèrement troubler le retour. Le conduit est très sinueux et offre un joli paysage minéral. A la sortie, un petit ressaut d'un mètre mène au passage exondé séparant le S1 du S2.

Les 103 mètres de galerie exondée sont de toute beauté. Son franchissement est un peu physique et il y a parfois un peu CO2.
La roche présente de magnifiques formes d'érosion; presque de la dentelle par endroit. Les marmites sont splendides mais...parfois difficile à franchir.

Le 2ième siphon fait 140m/-3.Sa sortie, en pente douce, se transforme en rivière aquatique peu profonde d'environ 80m qui se franchit sans réelle difficulté. En rive droite, on notera un petit affluent.

Des restes archéologiques : peut-être s'agit-il du même homme ?

Le troisième siphon sinue dans un eau toujours critalline. Le manque d'amarage a conduit à tirer le fil au plus court. Celui-ci recoupe donc régulièrement la galerie et le plongeur devra fréquemment passer dessus ou dessous.
La galerie présente un profil "en trou de serrure" sur environ 250m. A environ 350m, un puits amène brutalement la profondeur à 40m. Celle-ci continue d'augmenter régulièrement jusqu'à -55m où un laminoir de 4m de large sur 0,60m de haut empêche la poursuite de l'exploration, du moins sans équipement adapté.

Le Lac


La plateforme construite sur le lac,
par Jean-Marc Belin.

A partir de la rivière de -110m, il faut encore descendre jusqu'à -185m pour atteindre le lac. Une plateforme y a été installée en avril 2007 afin de rendre la mise à l'eau plus confortable.

Le niveau de l'eau varie constament et très rapidement. Un petit orage l'a fait monter de deux mètres dans la nuit !

Les parois sont recouvertes de concrétions d'argile qui s'éfritent dès qu'on y touche et qui anihile la visibilité. Sous les surplombs, on trouve d'étonants "oeufs de paques" d'argile qui ne demandent qu'à se détacher pour aller s'éclater plus bas et transformer le lac en cloaque.

Les dimensions sont vastes et le puits descend presque verticalement jusqu'à 65m ou la pente diminue et donne naissance à une galerie poursuivie jusqu'à -89 mètres. A cette profondeur, la visibilité redevient meilleure (3 à 4 mètres). Arrêt sur rien.

 

Daniel millon a planagreze-46
(archives v.decremps)

Le 1er puits, par Jean-Marc Belin

Fractionnement, par Jean-Marc Belin

La rivière, par Pedro Balordi

L'équipe accompagne le plongeur, par Pedro Balordi


Par Gaby Soler

Les derniers adieux, par Gaby Soler

Par Frank Vasseur

Un recycleur à Planagrèze, par Gaby Soler

Entre S1 et S2, par Frank Vasseur