Grotte de Saint Gery



Commune de Loze
X=556,615 Y=221,700 Z=280m

 
Localisation
Coupe Plan
Récit

 

 

Historique

La grotte est connue jusqu'au S.1 depuis Edouard-Alfred Martel et Gaupillat.

Le commandant Domont (Groupe Spéléologique de Saint-Antonin) avait effectué une première reconnaissance dans le S.1 en 1952 : « Après une première laisse d'une trentaine de mètres de longueur, je me suis trouvé arrêté par une voûte plongeant en cul de sac de six mètres de large. Etant descendu avec mon scaphandre Cousteau à trois mètres de profondeur, j'ai pu procéder à l'exploration de toute la partie gauche de la voûte qui ne révèle aucun orifice. A cet endroit, la roche s'abaisse dans la vase et les dépôts sablonneux du fond. Fort malencontreusement, à ce moment-là, une panne d'alimentation à mon appareil m'obligea à faire immédiatement surface ».

Il fut franchi une première fois les 3 et 4 septembre 1955 par Louis Panassié (spécialiste de la photographie sous-marine) et Claude Camus (assisté des spéléos du Groupe de Saint-Antonin : Charles Domont plongeur de secours, Albert Cavaillé, M. l'Abbé Galant, J.-François et Pierrre Combes, Georges Seibel, Dominique Laurent ; du Groupe de Montauban : Philippe Montigny plongeur de secours, Michel Thyssen, René Destruel, Annie Brousse), puis en novembre de la même année par L.Panassié à nouveau qui explore 200m de galeries exondées. Il ramènera de cette exploration solitaire une moisson de prises de vues photographiques.

Ces deux plongeurs, anciens nageurs de combat de la Marine Nationale française, avaient fondé une société spécialisée « Camarin » (du nom d'un oiseau plongeur) de travaux sous-marins. « Claude Camus et ses hommes se soumettent évidemment à un entraînement assez sévère, s'abstenant de tout excès et buvant essentiellement du lait. Ils doivent demeurer toujours en parfaite condition physique. »

Ils utilisaient des bi-bouteilles en circuit ouvert, mais disposaient d'un bi-bouteille en circuit fermé ventral à oxygène pur en sécurité.

En août 1957 et 1959, le groupe Montalbanais franchit le S.1 après pompage et progresse jusqu'au S.2.

Jérôme Dérijard progresse jusqu'à 380m (-20) dans le S.4.

Le 1708/1985, Philippe Lance et Guilhem Maistre supportent Jérôme Derijard jusqu'au S.4

Guilhem Maistre : «  S4 et suite : Gerry Derijard. Son terminus était à 380m, -20, il part avec un bi 12 et un mono 15l. Sortie après 450m. S5 shunté par petite galerie, ensuite canyon 15 h x 3 l sur 500m jusqu'à S6 dans conduite forcée 5 x 3 env. Pendant ce temps j'ai poursuivi l'affluent (exondé) : terminus Touloum à 150 m sur ramping. 10 m plus loin salle avec cascatelle, j'ai fait environ 150 m de mieux jusqu'à environ +20, arrêt sur bouchon complet avec l'eau qui sort d'une fissure. "

Plongée jusqu'au S.7 par Jérôme Dérijard du CRPS (13).

Reprise des explorations en 1995 par Ludovic Giordano, Pascal Bernabé, Benoit Poinard, Gérald Beyrand.

 


assurance plongee (82) 2-09-1955 archives montigny

entrée (82) 2-09-1955 archives montigny

p.montigny preparatifs (82) 2-09-1955 archives montigny

p.montigny (82) 2-09-1955 archives montigny

p.montigny assistance (82) 2-09-1955 archives montigny

portage(82) 27-08-52 archives montigny

depart en plongee 2-09-1955 archives montigny

interview de camus et panassie 4-09-1955 archives montigny

louis panassie - claude camus 2-09-1955 archives montigny

philippe montigny plongeur de secours 3-09-1955 archives montigny

sortie de camus et panassie 2-09-1955 archives montigny
 

 


Description

300m de galerie

S.1 (20m ;-1)

200m

S.2 (60m ;-3)

env. 300 m de lac et 100 m de galerie à sec

S.3 (170m ;-6) 100 m de galerie avec un affluent (300m)

S.4 (470m ;-20)

S.5 (20m ;-3) + 850m de galeries exondées

S.6 (260m ;-17)

S.7 (20m ;-3) + 150m d'exondé

S.8 (120m ;-15) + 130m d'exondé

S.9

 

Karstologie

Résurgence de la Bonnette souterraine qui disparaît à la perte du Cros, 3500m en amont.